Les différentes techniques de greffe de cheveux

La chirurgie capillaire

Pour prévenir la chute du cheveu ou se débarrasser d’une calvitie, il existe différentes techniques comme le PRP cheveux (injection de plasma enrichi en plaquettes favorisant la repousse du cheveu) ou le LED cheveux (casque laser activant le métabolisme cellulaire des follicules pileux du cuir chevelu). Mais la chirurgie capillaire (greffe de cheveux) peut être nécessaire si le bulbe pileux est totalement détruit. Il existe alors quatre techniques de greffe cheveux permettant de combler les zones dégarnies…

La greffe FUT

Mise au point en 1970, la méthode FUT (Follicular Unit Transplantation) d’implant capillaire, appelée aussi technique de la bandelette, consiste au découpage d’une bande de cuir chevelu (de 1 à 2 cm de large sur 10 à 15 cm de long) située dans une zone de repousse régulière de la chevelure du patient (nuque ou zones temporales généralement).

La bandelette est ensuite séparée en plusieurs unités folliculaires qui sont alors réimplantées, au moyen d’une aiguille spécifique, dans des trous incisés au préalable pour recevoir les greffons, sur la zone dépourvue de cheveux de la tête du patient.

L’intervention dure en moyenne 4 à 6 heures sous anesthésie locale. Le praticien implante alors 2000 à 5000 greffons par séance.

Cette méthode est préconisée pour les hommes ou femmes ayant une calvitie peu importante à modérée. Elle ne nécessite aucun rasage au préalable de la zone donneuse.

Les inconvénients de cette technique la plus ancienne sont tout d’abord la grande cicatrice de 1 mm de largeur laissée sur la partie donneuse (à cause de la bandelette découpée), puis les micro-cicatrices sur la zone receveuse (avec aspect peau d’orange et effet cheveux de poupée) et l’agressivité de ce procédé (pour les follicules pileux affaiblis et fragilisés et pour le cuir chevelu) qui affecte le taux de repousse.

Découvrez les techniques de greffe de cheveux.

La greffe FUE

La méthode FUE (Follicular Unit Extraction) d’extraction d’unités folliculaires est une méthode différente d’extraction. Il n’est pas prélevé de bandelette de cuir chevelu comme dans la méthode précédente, mais des follicules pileux sont extraits un par un sur la zone bien garnie et qui repousse de la chevelure du patient.

L’implantation capillaire se fait ensuite dans des incisions réalisées sur la zone à regarnir de la tête du patient et destinées à recevoir les greffons, comme pour la FUT.

L’intervention dure 6 à 8 heures sous anesthésie locale. Le praticien implante environ 1000 à 1500 greffons par séance.

Très récente, cette méthode nécessite de raser la zone donneuse chez les patients atteints de petite et moyenne calvitie (patients à qui elle convient le mieux). Pour ceux avec une faible alopécie, le rasage ne sera pas nécessaire et pour les messieurs ayant une calvitie importante, un rasage total sera indispensable, mais cette méthode leur est plutôt déconseillée.

L’inconvénient de la technique FUE est que l’outil d’extraction capillaire (micro-punch) a un diamètre variable de un à deux millimètres et que bien souvent sont extraits plusieurs follicules pileux en même temps au lieu d’un seul.

Ceci n’est donc pas favorable à une greffe harmonieuse. Sa réussite va fortement dépendre des compétences et de l’implication du praticien, sachant qu’il n’existe aucune formation médicale officielle pour la FUE en France.

Mais encore, cette technique ne permet pas de contrôler avec une grande précision l’orientation et l’angle de l’implantation. Elle engendre souvent un résultat visuel peu esthétique et peu naturel.

La greffe IFA

La méthode IFA (Implantation Folliculaire Automatisée) diffère des deux méthodes précédentes car l’extraction des follicules pileux est réalisée par une machine.

C’est un robot Neograft, Artas ou Safer qui va prélever les unités folliculaires sur le cuir chevelu du patient. Les greffons sont par la suite implantés de manière invasive dans des incisions réalisées au préalable comme pour la FUT et la FUE sur la zone dégarnie de la tête du patient.

L’intervention dure 3 à 6 heures sous anesthésie locale. Environ 500 greffons sont implantés par séance, maximum 1000.

Cette méthode convient aux personnes dont le cuir chevelu est clairsemé, encore peu dégarni. Un rasage de la zone de prélèvement des greffons (couronne généralement) est nécessaire.

Le gros inconvénient de cette méthode de greffe cheveux est qu’elle manque de finesse et de précision. De plus, le geste mécanique est très agressif pour les cheveux greffés et la peau. Il y a un risque très élevé de trans-section.
De plus, le patient a de multiples petites cicatrices, ainsi que des greffons très fragilisés et arrachés, avec un taux de repousse plutôt moyen et un résultat visuel plutôt décevant.

La greffe DHI

La méthode DHI (Direct Hair Implantation) d’implants capillaires est une forme améliorée de la FUE (méthode d’extraction des follicules pileux un à un).

L’intégralité du processus de greffe cheveux est réalisé à la main par un praticien expert, depuis le prélèvement des follicules jusqu’à l’implantation des greffons. Il se fait à l’aide d’un injecteur de cheveux DHI de très haute précision qui permet au médecin de contrôler l’angle, la profondeur et la direction de l’implantation des follicules pileux.

Ce procédé de greffe capillaire est donc réalisé sans aucune incision, à la fois sur la partie donneuse et sur la partie receveuse, et ne laisse donc aucune cicatrice en offrant un résultat dense et naturel.

L’intervention dure 3 heures sous anesthésie locale. Le praticien implante environ 2000 greffons par séance et 80 à 90 greffons par centimètres carrés, contre 45 à 60 dans la méthode FUE.

Cette technique DHI s’adresse aux hommes et aux femmes dont la calvitie est très importante mais convient tout aussi bien aux alopécies naissantes. Elle ne nécessite aucun rasage.

Cette méthode d’implant de cheveux présente beaucoup d’avantages :

– son protocole est indolore et non invasif

– elle permet un contrôle parfait de la greffe (angle, profondeur et orientation) en suivant l’implantation naturelle des cheveux présents à la périphérie de la zone dégarnie

– ses praticiens sont compétents car ils suivent une formation pratique et théorique intensive allant jusqu’à 18 mois à l’académie DHI de Londres (apprenant le protocole très strict de la méthode, la maîtrise et la perfection des gestes, et les différents aspects de l’intervention pour une restauration capillaire naturelle et personnalisée de chaque patient)

– elle a taux de repousse de plus de 95 % et le résultat visuel le plus optimal

– elle ne provoque pas de saignement en phase d’implantation.

La méthode DHI est donc plus performante, plus douce et plus naturelle que les autres méthodes. Elle permet même de rattraper les conséquences des autres techniques sur le cuir chevelu et le patrimoine capillaire.